Coronavirus: appel politique et pétition en ligne «Protéger les enfants et les jeunes»

Dans le contexte de la pandémie du coronavirus et face à ses conséquen, les besoins des enfants et des jeunes du monde entier, et donc de Suisse, risquent d’être oubliés. Même si les enfants n’appartiennent pas au principal groupe à risque du virus, ils sont immédiatement touchés par les effets des décisions politiques. C’est pourquoi, outre la protection de la santé de la population et de l'économie, les mesures visant à contenir le coronavirus doivent également tenir compte de la protection des enfants et des adolescents ainsi que de leur santé mentale et physique.

Dans un appel public rédigé mi-avril en coopération avec une vaste alliance d’organisations de défense des droits de l’enfant et d’organisations spécialisées*, Pro Juventute a demandé  au Conseil fédéral de prendre en compte la protection des enfants et des jeunes dans toutes ses mesures relatives au coronavirus et de garantir les droits des enfants inscrits dans la Convention des Nations unies. Plus de 8'500 personnes ont signé l’appel en l’espace de quelques jours.

  • Assurer un soutien scolaire pour tous les enfants et jeunes:

    Suite à la fermeture des écoles, les enfants et les jeunes sont de plus en plus laissés à eux-mêmes pour poursuivre leur cursus scolaire à la maison. Même si les enseignant·e·s et les parents fournissent des efforts considérables pour aider les enfants, les élèves, les plus faibles en particulier, se retrouvent souvent dépassés. L'inégalité des chances en matière d'éducation risque de s'aggraver à nouveau fortement en Suisse. Les écoles doivent recevoir les ressources nécessaires pour garantir que tous les enfants et les jeunes bénéficient d'un soutien scolaire approprié.
  • Protéger et accompagner les enfants vulnérables et les jeunes défavorisés:

    Comme les enseignant·e·s ainsi que travailleuses et travailleurs sociaux en milieu scolaire ne sont plus en mesure de voir régulièrement les enfants à l'école, c'est tout un filet de sécurité et un système d'alerte précoce qui disparaissent pour les enfants vulnérables. En conséquence, de nombreux enfants issus de familles défavorisées sont privés d'un accompagnement et d'un soutien précieux, et sont également davantage exposés au risque de violence domestique. En outre, la fermeture des écoles entraîne un chamboulement de la structure journalière et la perte de contacts sociaux essentiels avec les ami·e·s. Par conséquent, les jeunes, et les jeunes désavantagé·e·s en particulier, souffrent davantage de l'anxiété et de la solitude. Des mesures doivent être prises d'urgence et les ressources financières nécessaires déployées afin de protéger et d'accompagner les enfants vulnérables et les jeunes défavorisé·e·s. 
  • Soulager les parents et leur apporter une aide ciblée:

    Depuis quelques semaines, les parents sont particulièrement sollicités et sous pression. Outre leurs responsabilités familiales, ils doivent désormais aider les enfants à faire leurs devoirs scolaires, sans compter que dans de nombreuses familles, les parents doivent également réaliser leurs tâches professionnelles en télétravail. Ainsi, les parents sont certes à la maison, mais souvent absorbés par leur travail (ce qui est compréhensible) et pas aussi disponibles pour leurs enfants que nécessaire. D'autres parents n'ont pas la possibilité de travailler à domicile ou ne peuvent rester à la maison que trois jours par semaine pour éviter des pertes financières. En conséquence, ils doivent laisser leurs enfants sans surveillance ou les confier à des frères et sœurs plus âgés. De nombreux enfants perdent également le contact avec leurs grands-parents ou d'autres personnes qui s'occupent habituellement d'eux, telles que les nourrices, les auxiliaires de crèche, etc. Or, ces personnes sont souvent d'une aide précieuse et jouent un rôle central dans la structure familiale. Particulièrement en cette période d'insécurité et d'anxiété, où les enfants ne peuvent plus voir leurs ami·e·s à l'école et de nombreux parents atteignent leurs limites, ces personnes font cruellement défaut. Les familles monoparentales, pour qui le quotidien était déjà plus compliqué en temps normal, se retrouvent d'autant plus surmenées. Les familles dans lesquelles un ou les deux parents ne travaillent pas à l'heure actuelle ont certes le temps de s'occuper de leurs enfants, mais s'inquiètent pour leur sécurité financière. Les familles défavorisées sur le plan socio-économique ou touchées par la pauvreté sont encore plus sous pression qu'avant la crise. Des mesures ciblées doivent être mises en place et les moyens financiers nécessaires déployés pour soutenir les familles et amortir les crises et les situations de détresse. Et ce, en tenant compte de tous les modèles et formats familiaux.

* Alliance d’organisations de défense des droits de l’enfant et d’organisations spécialisées:

  • ASPI
  • cema
  • Ciao.ch
  • Dachverband Offene Kinder- und Jugendarbeit Schweiz DOJ
  • Elternbildung CH
  • Elternnotruf
  • Fondazione ARES Autismo risorse e sviluppo
  • Giovannimazione
  • Idee sport
  • Institut international des droits de l’enfant
  • Integras
  • Kinderanwaltschaft Schweiz
  • Kinderdorf Pestalozzi
  • Kinderschutz Schweiz
  • Klinik für Kinder- und Jugendpsychiatrie und Psychotherapie Universitätsklinik Zürich
  • MMI
  • Netzwerk Kinderrechte Schweiz
  • Pro Familia Schweiz
  • Save the Children
  • Unicef Schweiz
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